Je quitte ton coeur, ange déchu je suis, Adam des temps modernes, regardant derrière lui, le paradis qu'il quitte, désirent une dernière nuit entre tes mais, sous tes draps.
Le jour se lève, mais le noir enveloppe mon âme peu à peu, une flamme que l'eau encercle de tout cotés, sachant que sa fin est proche, désirant encore, et encore et encore.
Tu m'as chassé de ton coeur, Eve des temps modernes, chassant Adam hors d'un paradis, où la vie semblait sans fin, sans douleurs ni futur.
Tu m'a chassé afin de laisser grande place, tu m'a chassée et c'est lui que t'a invité.
Tu te tiens là, tu pleures, tu cries. Pourtant, tu lui as donné la bonne Pomme, tu m'as donné la pourrie, je prie pour que ton âme pourrisse.
Même si les roches ne fondent qu'à force de fer, et même si je ne suis qu'un souffle d'air que tu as respiré autrefois et soufflé, Hors de ton corps, hors de ton âme.
Je quitte ton coeur, ton corps et ton âme, ange déchu, désirant une dernière nuit en paradis, un ange qui fuit ses pensées, cherchant refuge au coeur de la nuit...
La nuit m'a craché, tel un noyau dont la saveur devenus amère à force de mâcher, à force de tourner en rond, craqué des dents et dont on ne se servira point...
Ange déchu je suis pour avoir testé à la fureur des dieux, à la rage des cieux et à la chaleur du feu.
Ange déchu, errant partout, et nulle part, cherchant refuge.
Ange déchu, ne désirant autre que ta haine.
Ange déchu mais chantant des sons d'éternelle vie et dont le vent porte le son sous ses ailes partout, errant les moindres coins de ton enfer, mon paradis.
Je quitte ton coeur, ange déchu je suis, mais toujours aussi vivant, pour toujours...
Et jamais...